Nouvelle baisse d’activité pour les casinos français

Les résultats financiers des casinos sont parlants : les joueurs français ont nettement diminué leurs mises dans les établissements de jeux. Et c’est ainsi que le produit brut des jeux des casinos français a baissé d’environ 9 % au cours du dernier exercice 2008/2009. Il se trouve actuellement à 2,3 milliards d’euros et les syndicats qui représentent la profession des jeux incriminent la loi qui est entrée en vigueur au 1er janvier 2008, à savoir l’interdiction de fumer dans les lieux publics.

Les 3 syndicats de la profession dont Patrick Partouche, président du syndicat des casinos modernes de France, Michel Roger, président des casinos de France et Luc Le Borgne, président de l’association des casinos indépendants de France ont demandé aux représentants de la République et au Président du Sénat Gérard Larcher de prendre en compte leurs arguments quant aux difficultés vécues par la profession.

Les syndicats de la profession mettent le point sur les revenus qui proviennent des 196 établissements de jeux français qui représentent non seulement des emplois dans diverses activités : hôtels, restaurants, salles de spectacles mais qui sont des recettes pour les communes et l’état qui sont les premiers bénéficiaires. Les prélèvements sur le produit brut des jeux est de 916 millions d’euros, rajouté à cette somme la CSG et la CRDS 249 millions d’euros et en additionnant ces chiffres aux contributions des communes, on atteint à un chiffre de 1 milliards 947 millions d’euros, ce qui est considérable.

Aussi, l’interdiction de fumer dans les lieux publics n’est pas la seule cause de la baisse d’activité des casinos. D’autres raisons s’y sont greffées tels que l’obligation de présenter sa carte d’identité à l’entrée des casinos, (afin de justifier de son âge ou vérifier l’interdiction de jeux), l’augmentation des jeux d’argent en ligne et rajouter à cela la crise économique et financière qui a touché tous les secteurs d’activités.

Toutefois, les établissements de jeux ont depuis quelques semaines constatés une stabilisation de leurs revenus, due sans doute aux efforts constants des casinos pour attirer leur clientèle et, tout particulièrement à la croissance du nombre de joueurs de poker sur le territoire français qui est actuellement évalué à 2,5 millions. Le produit brut des jeux de table s’est vu augmenté d’environ 8 %.

La croissance du jeu de Poker se trouve en pleine expansion. C’est ainsi que le groupe Partouche mise sur le poker et notamment sur son Partouche Poker Tour (PPT) qui est le plus grand tournoi de Texas Hold’em dont la 2ème saison s’est déroulée ce 22 novembre 2009 au Palm Beach Casino de Cannes dont le classement au Palmarès national des casinos le passe de la 53ème position à la 39ème position avec une augmentation du produit brut des jeux de 8,45 %.

Certains gains de jeux peuvent être assujettis à des prélèvements fiscaux

Les résultats de l’enquête IPSOS Media CT France publiés en juillet 2009 révèlent que plus de trois millions de français jouent sur des sites de paris en ligne qui sont domiciliés à l’étranger. Aussi, les sommes perçues par les gagnants peuvent dans certains cas être assujettis à des prélèvements fiscaux. Pour cela deux cas de figure sont à prendre en compte, gains occasionnels ou gains réguliers.

Pour les gains occasionnels, le principe est que les gains de jeux ne sont pas taxés. Il est considéré qu’ils ont déjà été soumis au prélèvement libératoire sauf s’il est question d’une grosse somme d’argent et que le gain modifie le patrimoine du gagnant. Dans ce cas, le joueur pourra être redevable de l’impôt sur la fortune.

Pour les gains réguliers le principe est différent.  Conformément à la loi les gains réguliers sont assimilés à des revenus et se trouvent donc soumis à l’impôt sur le revenu. Le contribuable français est et reste tenu de justifier l’origine de ses rentrées d’argent ainsi que de ses dépenses. Les services fiscaux contrôlent régulièrement les déclarations d’impôts. Ils peuvent faire un redressement fiscal aux contribuables qui n’ont pas déclaré certains gains.

La libéralisation du marché des jeux d’argent en ligne est prévue pour la Coupe du monde de football en juin 2010. La nouvelle réglementation va légaliser les jeux de poker, les paris sportifs et les paris hippiques en mettant fin au monopole du PMU, de la Française des jeux et des casinos. Cette loi se met en conformité avec la Commission européenne imposée par Bruxelles et une licence d’exploitation sera exigée pour tout opérateur français qui devra demander son agrément à l’ARJEL (Autorité de Régulation des Jeux en Lignes). Les licences sont dispensées par l’Autorité de régulation qui en a la charge selon un cahier des charges strictes afin de lutter contre l’addiction aux jeux, la protection des plus jeunes, le blanchiment d’argent. Les sites seront réglementés et les mises plafonnées.

Un projet de casino pour la municipalité de Mers-les-Bains

La ville de Mers-les-Bains qui a reçu le label de station balnéaire et touristique espère à présent obtenir l’agrément lui permettant l’ouverture d’un établissement de jeux. Il est admis par tous que le jeu s’inscrit parfaitement dans le projet de la ville. Il s’agira alors du 7ème casino dans l’histoire de Mers, le dernier casino a été fermé au courant de l’été 1987.

L’appel d’offres à candidatures vient d’être lancé par la mairie de Mers. Interrogé, le Maire mersois Emmanuel Maquet qui souhaite un casino pour sa ville se dit prêt à tout faire pour vivre l’aboutissement de son projet dont le vote dans sa commune a été unanime. La question qui se pose actuellement est l’emplacement de cet établissement. L’ancien casino a été réinvesti et il va falloir trouver de nouveaux locaux disponibles.

La procédure pour l’ouverture d’un casino est relativement longue. La commune de Mers évalue à environ 5 ans le temps passé entre le lancement et la réalisation d’un établissement de jeux. Aussi, les retombées financières seraient les bienvenues pour la Mairie, surtout en ces temps de crise économique et financière qui touche tous les secteurs d’activités. En se basant sur d’autres communes, les prélèvements sur les jeux sont évalués entre 350 000 et 500 000 euros à l’année. Des finances qui permettraient à la ville de Mers de nombreuses actions aussi bien dans le domaine culturelle, dans les animations, l’embellissement de la ville qui a reçu rappelons le label «Station Balnéaire et Touristique ».

Si tout va bien, l’ouverture d’un établissement de jeux pourrait avoir lieu avant la fin du mandat du Maire actuel Emmanuel Maquet. Et, dans un proche avenir, la commune devra après l’appel d’offres à candidatures faire le choix du casinotier qui devra recevoir l’aval du Ministère de l’intérieur. La Mairie lui proposera alors un terrain municipal disponible situé sur « La Galiotte », sachant que ce dernier à la possibilité de choisir un lieu dans le domaine privé.

Le Casino d’Houlgate épargné par la crise

Le Casino d’Houlgate situé près de Caen bénéficie d’une vue imprenable sur la Baie de Seine. Cet établissement de jeux fait partie des rares casinos à avoir enregistré des résultats positifs pour l’année 2009. Il faut dire qu’avec l’interdiction de fumer dans les lieux publics applicable dès le 1er janvier 2008, la crise économique mondiale et l’ouverture prochaine à la concurrence des jeux en ligne, très peu de maisons de jeux ne peuvent se vanter d’afficher des chiffres aussi encourageants. Le directeur du Casino d’Houlgate, Loïc Piquenet, est en ce qui le concerne très satisfait de l’augmentation de 0,5 % de son Produit Brut des Jeux. Cette progression constante affichée depuis 2003 lui a ainsi permis de gagner trente et une places dans le classement national des casinos.  Selon ce dirigeant, son établissement a misé sur des points importants afin de conserver sa clientèle. Ainsi, l’accueil, la convivialité et la bonne humeur ont été mis en avant afin de créer une ambiance chaleureuse tout en étant encadrée par de véritables professionnels. Le Casino d’Houlgate à également voulu développé les jackpots. Ainsi, en deux mois, pas moins de six jackpots ont été remportés, allant de 2 501,20 euros à 14 892,30 euros.

Le groupe Vikings, propriétaire du Casino d’Houlgate, est très confiant quant à l’avenir de cet établissement de jeux. Selon lui, l’investissement qui s’est élevé à 2 millions d’euros et les six mois de travaux nécessaires n’ont fait qu’attirer une clientèle plus importante. Il serait à présent question d’étudier la possibilité de développer l’offre de stationnement qui leur a fait défaut l’été dernier et lors des week-ends.
Face à ces bons résultats la commune se frotte les mains. En l’espace de cinq années, le prélèvement à augmenté de 63 %, ce qui correspond pour l’année 2009 à 979 000 euros.

Mers-Les-Bains veut à tout prix ouvrir son casino

Malgré la crise persistante, certaines communes voient dans les établissements de jeux une façon de relancer leur activité économique, c’est pourquoi quelques unes demandent l’autorisation d’ouvrir un casino. La première condition sine qua non est la classification de la commune en qualité de station balnéaire ou touristique. Cette procédure peut s’avérer très longue et fastidieuse. C’est le cas de Mers-Les-Bains qui a, début mars 2008, eu  l’agréable surprise d’obtenir la très attendue classification alors que le dossier avait été constitué sept années plus tôt. Emmanuel Maquet, le maire de Mers-Les-Bains, est très satisfait que sa commune puisse ainsi lancer dès à présent un appel d’offres qui permettra de nommer le futur exploitant du casino. Cette satisfaction est même amplifiée en raison du mauvais souvenir qu’avait laissé la fermeture du dernier casino en 1987.

L’ouverture d’un septième casino serait une très belle manne financière pour Mers-Les-Bains évaluée entre 350 000 € et 500 000 euros par an. Cet argent permettrait d’être réinvesti dans diverses animations, dans des travaux d’embellissement de la ville, ou encore dans des actions culturelles. C’est la raison pour laquelle le maire souhaite aider au maximum le casinotier qui décrochera l’autorisation qui lui permettra de construire et de gérer l’établissement de jeux. Emmanuel Maquet espère que cet appel à candidature attirera bon nombre de casinotiers qui sauront rivaliser de manière à répondre parfaitement aux critères de sélection. Un terrain municipal sera à la disposition de l’heureux élu. Il sera situé sur La Galiotte mais le choix du lieu reviendra à l’acquéreur.

La décision finale concernant le choix du casinotier reviendra quant à elle au Ministère de l’Intérieur.  Le maire se veut pourtant très confiant et espère qu’un nouvel établissement de jeux verra le jour avant la fin de son mandat. Il estime que cette maison de jeux pourra à coup sûr attirer un plus grand nombre de touristes et créera des emplois.

La Seine-sur-Mer doit choisir son futur casinotier

La Seine-sur-Mer, situé sur la côte provençale, est une station balnéaire et touristique qui doit prochainement choisir le groupe casinotier qui y construira un nouvel établissement de jeux. Un appel d’offres a donc été lancé afin d’élire le futur propriétaire. Il semblerait que 3 groupes soient sur les rangs.
Le premier, Joagroupe, est le troisième casinotier français avec une vingtaine de maisons de jeux à son actif. Il s’est fait récemment remarqué en se désistant  du projet de Complexe-Hôtel de Sanary-sur-mer, alors que suite à l’approbation de la Commission Supérieure des jeux il avait été désigné en 2006 pour le construire.
Le deuxième, Vikings Casino, basé à Falaise en Normandie est née de l’Association du Groupe Vikings et de Jeux C, Casino Consultant. Il exploite 7 casinos, dont 5 créations.
Le troisième, Financière Royal Resort, est propriétaire de 3 casinos, dont l’Hôtel Pullman Royal Casino installé à Mandelieu-La Napoule.

Dès que les candidats seront officiellement désignés un cahier des charges leur sera attribué et ils devront le suivre scrupuleusement. Pour le moment, la ville y met la touche finale afin de définir ses aspirations. Ce futur projet devra comporter plusieurs salles de jeu, une salle de spectacle qui pourra comporter jusqu’à 700 places, deux restaurants et si possible un parking.
L’environnement sera au cœur de ce projet puisque le futur établissement de jeux devra être chauffé par l’échangeur thermodynamique d’eau de mer. En réalité, celui-ci a été construit en 2007 et il n’est toujours pas utilisé à ce jour. En effet, cette pompe à chaleur capable de réguler la température avait été mise en place afin d’alimenter des projets qui n’ont jamais vu le jour. C’est la raison pour laquelle elle tourne actuellement dans le vide afin de ne pas se détériorer pour un coût évalué à 20 000 euros par mois, ce qui fait grincer la population.
Une fois que le candidat qui remportera cet appel d’offres sera choisi, il faudra encore attendre l’autorisation d’exploitation accordée par le Ministère de l’Intérieur pour commencer le chantier.